Lettres

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mercredi 13 décembre 2017

Angoisse, moi jamais (2/6)

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, je reprends mes lettres consacrées à la prévention des crises d'angoisse. Un des moyens que j'utilise est le sport. 

La question qui peut venir est "comment le sport peut-il aider à gérer les crises d'angoisse ?". Si vous avez des soucis, bien  évidemment, ils ne disparaîtront pas après une séance de waterpolo mais elle vous permettra de ne plus vous sentir acculé. 
Comment? Les endorphines, pardi! Il s'agit d'une substance créée par le corps lors d'une activité physique procurant une sensation de bien-être. Ainsi, plus relâché, il est plus simple de prendre du recul sur les aléas de la vie.

Me concernant, avant de m'y mettre, rien que le mot "sport" me faisait peur. Je n'ai jamais été une personne sportive et je pensais tout simplement que le sport n'était pas pour moi. À l'école, je n'arrivais jamais à rattrapé les balles qu'on me lançait, ni à viser correctement, j'étais toujours la dernière sélectionnée lorsqu'il fallait former les groupes. Bref, autant vous dire que je n'avais jamais vraiment pensé à m'y mettre.
Un jour pourtant, j'ai eu envie d'essayer. Me connaissant et n'ayant pas envie de dépenser des fortunes pour une lubie qui risquait d'être passagère, je me suis dit j'allais tout bonnement me mettre à courir.

Très important lorsqu'on désire se mettre au sport ou à une quelconque activité : N'ATTENDRE PERSONNE ! En effet, l'envie m'était déjà venue auparavant mais j'attendais toujours qu'untel vienne avec moi. Parfois dans la vie, il faut savoir se faire violence. Commencer une activité seul? Et alors ? Où est le problème ?

Pour moi, le choix a été la course à pied mais il revient à chacun de réfléchir à ce qui lui convient : foot, boxe, vélo, natation, pilates, la liste des possibilités est immense et il ne faut pas laisser les méchantes petites voix nous dire que tel ou tel sport n'est pas pour nous.
Pour s'améliorer, il faut tout simplement commencer par débuter, oser, le premier pas est souvent le plus dire (j'ai même fait de la boxe thaï !). Bien évidemment, on ne devient pas champion en une nuit et il ne fait pas se laisser envahir par des comparaisons stériles. La seule personne avec qui vous avez le droit de vous comparer est vous-même, pour suivre vos progressions (et encore, à niveau de santé égal : ne pas se comparer à la suite d'une opération chirurgicale à ce qu'on pouvait faire au top de notre forme).

D'ailleurs, pour choisir un sport, il faut tenir compte de sa santé physique : une personne ayant des problèmes de genoux évitera les sports à impact, etc. En cas de doute, allez voir un médecin qui vous fera un bilan. Ce serait vraiment dommage et contre productif de se blesser en essayant de se sentir mieux.
Quel que soit l'âge, le poids, le niveau de forme, la liste des sports existants est tellement bilingue que vous en trouverez certainement un qui vous correspond.

Une fois le sport trouvé, il l faut s'astreindre à un rythme. Faire 20 minutes de vélo par mois est certes mieux que rien mais sera insuffisant pour en ressentir les bienfaits. Trente minutes par semaine a été pour moi le minimum nécessaire mais je me sens vraiment mieux quand je pratique trois fois par semaine.
Le goût du sport vient en pratiquant : au début, il peut paraître impossible d'effectuer une séance hebdomadaire mais plus le temps passe, plus il semble impossible de ne pas la faire.

Voilà, c'était mon premier conseil pour vivre sans angoisse. Faites-vius du sport ? Avez-vous l'intention de vous y mettre ?
 
 

mercredi 6 décembre 2017

Angoisse, moi jamais (1/6)

Bonjour,
 
Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler des façons dont j'ai appris à gérer mes crises d'angoisse mais au vu de la longueur du texte, je vais le faire en six  lettres. Voici la première, qui fait office d'introduction aux cinq suivantes qui entreront dans le vif du sujet.
 
Ce n'est un secret pour personne, les Français sont de grands consommateurs d'antidépresseurs. J'ai lu dans une étude que nous consommons quotidiennement 50 cachets pour 1000 habitants. Énorme! Souvent, cela est lié à des crises d'angoisse, fortes, oppressantes, étouffantes.
 
Je ne suis pas médecin et ne souhaite pas les remplacer. Je souhaite simplement vous parler de mon expérience, de la façon dont je me suis débarrassée de cette angoisse qui me gâchait la vie. Je l'ai fait petit à petit, par des moyens naturels et simples, non coûteux et très efficace.
 
Depuis mon enfance, je suis sujette à des crises d'angoisse. Elles me prenaient d'un coup, de façon inexpliquée et j'avais l'impression de ne plus rien pouvoir contrôler. Une fois qu'une crise arrive, il faut du temps pour l'apaiser. Il est préférable de la PRÉVENIR. Comment ? De diverses manières qui ont toutes un point commun: prendre du temps pour soi. Je vous entends déjà : " Mais ce n'est pas possible, je n'ai pas de temps car:
- mon travail/mes études sont trop prenants;
- je dois m'occuper de ma famille ;
- je dois entretenir la maison;
- etc.
 
Alors soyons clairs dès le départ, pour pouvoir sortir de ses angoisses, il faut que ce but devienne une priorité et S'ORGANISER :
- se lever plus tôt ;
- prendre une pause déjeuner plus courte;
- accepter de reporter au jour suivant certaines tâches.

Bref, nous avons tous 24h dans une journée et je suis certaine qu'avec un peu de réflexion et d'optimisation vous serez capables de dégager du temps.
 
Prendre du temps pour soi, se concentrer sur son bien-être ne nous rend pas des êtres égoïstes. Bien au contraire, cela nous permet d'être mieux dans notre peau et de fait, de mieux faire ce que nous aimons et de mieux vivre notre relation avec les autres. L'important n'est pas le temps que nous passons à faire quelque chose mais la qualité de ce temps ( si vous avez des enfants, ils préféreront vous voir moins mais calme, détendue à plus longtemps mais angoissée !).
 
Vous êtes prêts ? Motivés ? Allons-y !
 
Hâte de vous présenter ma prochaine lettre avec la première partie de mes conseils!
 
Et vous, êtes-vous fréquemment sujets aux crises d'angoisse ?
 
Un peu de verdure pour se détendre

mercredi 29 novembre 2017

New girl

Bonjour à tous,
 
Aujourd'hui je voulais vous parler du changement de perspective. C'est fou, les années passant, ce qui me semblait ultra important peut être devenu de l'ordre du négligeable et de nouvelles priorités se créent. Parfois ces changements sont positifs et d'autres fois elles impliquent un relatif oubli de soi qui peut être dommageable.
 
Je vais illustrer mon propos de quelques exemples afin d'essayer d'être plus claire :
- Au lycée, je me mettais du vernis d'une couleur, le faisais tenir une semaine, et organisé mes tenues vestimentaires pour la semaine en conséquence. Aujourd'hui, si j'arrive à trouver une tenue non froissée, je suis heureuse!
- Mes anniversaires étaient source de grandes attentes, aujourd'hui je ne m'en rappelle que quelques jours à l'avance. Je me suis souvenu de cela en regardant un épisode de la série "New Girls" où l'héroïne s'attend à ce que son petit-ami lui organise une surprise extraordinaire pour le jour de son anniversaire. Moi aussi, j'étais comme ça ! Je voulais un petit-déjeuner au lit, un dîner qui change, une surprise (pas forcément matériel). Et je me préparais de pied en cap ce jour-là.
- Autre exemple, positif celui-ci, j'avais tendance à stresser outre mesure pour les travail (et avant pour la fac), à m'en rendre malade. Maintenant, je suis toujours perfectionniste mais il est rare que mes dossiers m'empêchent de dormir!
 
Aujourd'hui, je me concentre sur ce qui me semble essentiel: le bien-être de ma famille.
Par exemple, le jour de mon dernier anniversaire, mon fils a eu une gastro-entérite. Et bien j'ai passé la journée à essuyer du vomi et à changer des couches et ça ne m'a pas dérangé plus que ça (même si j'aurais bien aimé faire autre chose, je ne suis pas maso non plus!).
 
Le problème que je vois dans tout ça et que par moment, je me rends compte que je m'oublie un peu. Oui, j'ai fait le ménage (pas seule, j'ai la chance d'avoir un mari qui participe), préparé à manger pour mon fils et lui ai organisé une activité, rendu mes dossiers à temps, eu une petite attention pour mon conjoint mais... quand je me vois dans le miroir, je ne me reconnais plus! Est-ce moi, cette femme cernée avec une sorte de beignet sur la tête en guise de coiffure ? Est-ce moi, cette personne avec une (petite) tâche de purée sur la pantalon ? Est-ce moi qui me balade sans maquillage avec un vernis écaillé ? Non, ce ne peut pas être moi! Je ne suis pas comme ça !
 
Alors voilà, c'est bien de relativiser et de ne remette les choses dans leur contexte (non ce n'est pas grave si je n'ai pas organisé de saut en parachute mon anniversaire, de toute façon, j'en ai déjà fait 😜) mais il faut tout de même se centrer sur ce qui est important. Et comme charité bien ordonnée commence par soi, il faut toujours prendre soin de soi en premier, comme le préconisent les membres d'équipage d'un avion. Car ils ont raison : si nous ne sommes pas bien, comment pouvons-nous aidé les autres ?
 
J'ai décidé d'être cette new girl, pas celle de la série qui s'attend à un plan extraordinaire pour son anniversaire, celle qui pense d'abord à soi pour mieux gérer sa relation aux autres !
 
Et vous, comment quels sont les comportements que vous avez modifiés avec les années ?

La new girl sort de l'ombre!

mardi 14 novembre 2017

Et plouf!

Hello,

Lors de mon retour sur le blog, j'ai oublié de préciser dans la liste des changements réalisés sur les derniers mois la reprise de la natation.

Alors il faut savoir que je pars de très loin, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, j'avais peur de l'eau et l'idée même de mettre ma tête sous l'eau me donnait des sueurs froides.

J'ai été beaucoup aidée par mon mari et pas à pas (ou plutôt battement par battement, hihihi) j'ai réussi à vaincre cette peur. Je ne serai certainement jamais Arielle la petite sirène mais je peux du moins me débrouiller.

J'avais quelque peu laisser cette activité de côté mais depuis peu, j'ai trouvé une piscine près de mon lieu de travail et je m'y rends une fois par semaine. C'est crevant mais surtout... c'est efficace !

J'ai remarqué cette efficacité de deux façons :
1 - j'ai l'impression de nager plus facilement et de mieux contrôler ma respiration
2 - mes temps en running se sont considérablement améliorés !

Je pense que tout est lié au souffle. Bien que cela fasse quelques années (3 ans entrecoupés par des blessures, une grossesse, etc) que je cours, j'ai toujours eu du mal à gérer ma respiration lors d'une séance. Et là, ça me semblait naturel, évident !

J'avais déjà lu que les deux sports étaient complémentaires mais je pensais seulement que cela était lié au type "impact" du running versus "porté" de la natation. Mais en fait non, pas uniquement ! La natation m'a fait m'améliorer en running et ça c'est génial car très inattendu me concernant.

Je pense (j'espère) continuer ce sport quelques temps car même si c'est horrible lorsque la piscine est bondée, les bienfaits sont innombrables !

Et vous, allez-vous régulièrement à la piscine ?